ma soeur
A toi que j'ai crue perdue A toi dont les ailes fures brûlées
Aux feux des pilleurs d'innocence...
A toi qui fut moi,
Et me délaissa,sans crier gare
Un jour d'idéaux absents,et de trop intense douleur...
Tu coupa la trame, de tous mes possibles,
Me forcant à vomir ma vie,
Par tous les pores de ma peau
M'accrochant aux piliers de marbre
A défaut de filins de lune
Et sans qui j'ai du continuer à survivre
Absurde argument
D'un jeu exudant l'amer parfum du néant
Errant, sans forces,
Reflet de semblance à lui même arraché
Je me perdis
Et me débattis en vain
Comment avancer quand on n'est plus rien?
Je t'ai retrouvée, enfin
Après avoir perdu tant de sang
Après avoir chevauché si longtemps
L'ironie du vent
Je t'ai retrouvée, enfin
Tel un coeur palpitant
Jadis arraché à vif, tout fumant
Tu t'es posée dans ma main
Sans rien dire
Comme si après tout ce temps
Tout était comme avant
Et sans me poser de questions
Je t'ai absorbée, avec délices
Enfin moi même,mon double en moi
Racines et feuilles
Merci à toi, ma belle Drimweln
Merci aux Soeurs
Dont l'écheveau tremblant
A exaucé ma muette prière
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