celle qui est à elle-même comme un secret

Publié le par Adragail

Au gré du vent tout s'efface,
Meme ce que le temps à écrit
Meme ce que le sang a banni
Tout se fond, lentement dans la brume sans fin...

Entre mes mains passe la Trame
Et de la mouvoir je n'ai nul droit
Inlassablement elle s'etire
Impassible aux cris sans noms
Et aux fleuves de larmes

Née autrefois,sur des rives gelées
Je me drapai de Brume et pris mon envol
Eternel oiseau de pierre
Solitaire silence d'ether
Pour l'esquive du Monde Sans Nom

Une autre ajdren me fut offerte
Une perle d'acier, un peu d'armen
Et je conjurai avec ferveur
Ce que désormais n'épouse que ma douleur
De ne plus etre

J'ai appris désormais
A ne plus mourir sans cesse
Et à survivre au gré
Des renaissances

Le chevrefeuille m'a souri
Le chêne m'a accueuillie
L'érable m'a enlacée
Et dans le hetre je suis re-née
Fusionnant avec mes âmes

Toujours la même, incandescente
Voilée de ténèbres par pudeur
Tissée de fils d'acier
Au service de ces Dames
J'accomplis leurs desseins

Ai-je gagné à présent?
Un peu de temps
Une part de ton Chant, douce mère
Et l'un de tes enfants, sûrement!!!



Au creux des mondes
Au gré des gens
S'élève l'infante ,
Pourtant...

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Publié dans odes

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