Ardwian, sile...

 

Pour tous ceux dont les pas s'aventureraient ici
J'ai il est vrai bien du mal à abjurer les vers
Car en mon sein ont maintes fois péri
La logique et la raison de mes Pères

Fille du Temps
Fille du vent
Ma trame chemine hasardeusement
Tissant cà et là, quelques motifs issus de mon Chant

Ne me tenez point rigueur
Pour mon inconstance
Pensez ô combien de la folie vos peurs
Mènent la Danse...

 

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chants pour ma soeur-âme

Vendredi 24 juin 2005
A toi que j'ai crue perdue
A toi dont les ailes fures brûlées
Aux feux des pilleurs d'innocence...

A toi qui fut moi,
Et me délaissa,sans crier gare
Un jour d'idéaux absents,et de trop intense douleur...

Tu coupa la trame, de tous mes possibles,
Me forcant à vomir ma vie,
Par tous les pores de ma peau
M'accrochant aux piliers de marbre
A défaut de filins de lune

Et sans qui j'ai du continuer à survivre
Absurde argument
D'un jeu exudant l'amer parfum du néant

Errant, sans forces,
Reflet de semblance à lui même arraché
Je me perdis
Et me débattis en vain
Comment avancer quand on n'est plus rien?

Je t'ai retrouvée, enfin
Après avoir perdu tant de sang
Après avoir chevauché si longtemps
L'ironie du vent

Je t'ai retrouvée, enfin
Tel un coeur palpitant
Jadis arraché à vif, tout fumant
Tu t'es posée dans ma main
Sans rien dire

Comme si après tout ce temps
Tout était comme avant
Et sans me poser de questions
Je t'ai absorbée, avec délices

Enfin moi même,mon double en moi
Racines et feuilles

Merci à toi, ma belle Drimweln
Merci aux Soeurs
Dont l'écheveau tremblant
A exaucé ma muette prière

Par Adragail
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Jeudi 23 février 2006

Il parait que toute phase de doute est normale, et compréhensible. Ca ne la rend pas plus facile à vivre...

Une longue absence, sur ce blog parceque les mots m'ont manqué pour parler de mon intérieur...

Et aussi parceque beaucoup de choses ont changé depuis ces quelques mois

Cette nuit, ou plutôt au petit matin, je Lui ai parlé.

Pas au grand abruti, mais à mon guide. Ca faisait longtemps que ce n'était pas arrivé. Il a eu beau me confirmer que je n'avais qu'à lui parler pour qu'il me réponde, qu'il était toujours là, je me suis sentie sceptique.

Et comme je ne remettrai pas en cause sa parole, je le sens sincère et bienveillant à mon égard, je me suis dit que je n'étais sûrement pas suffisamment confiante en moi pour penser qu'on puisse me répondre ou tout simplement m'entendre quand j'en ai besoin. Je me suis dit aussi que je n'étais sûrement pas toujours dans les meilleures conditions de récéptivité pour comprendre ses réponses.

Je cherchais avant tout à le voir ces temps-ci, et non à entendre sa voix réconfortante. Pourtant, ca fait aussi du bien... Grâce à lui, je me sens moins seule dans ma quête des mystères de la Déesse et du Dieu, et dans la quête de moi-même...

Il me trouve trop dure avec moi -même, pas assez indulgente et trop exigente. Il me dit que je dois apprendre à être une mère pour moi-même.

Il a raison, mais c'est si difficile de déloger des habitudes profondément enracinées...

Pourtant, cette exigence, personne ne me l'a imposée (contrairement aux autres), elle est venue de mon propre chef. J'ai voulu, à mesure que ma foi grandissait devenir exclusive. Sûrement un vieux relent de mon caractère obsessionnel. Surement aussi encore un désir semi-inconscient de vouloir que ma vie ressemble à celle d'autres, plus impliqués, plus en harmonie avec le sacré.

Surement, une légère pulsion masochiste visant à me fixer des objectifs impossibles à atteindre et n'engendrant que la frustration, la déception, et un profond sentiment de vide et d'incompétence. J'ai souvent cherché ailleurs, dans d'autres prés ou l'herbe me paraissait plus verte à apprendre à marcher. J'ai souvent voulu me désidentifier de cette vie qui ne me plaisait pas pour me réimplanter ailleurs, dans d'autres lieux, avec d'autres moeurs, plutot que d'apprendre à utiliser ce que j'avais sous la main.

Plutôt que d'arriver à m'harmoniser avec un quotidien parfois étouffant. j'en étais arrivée à oublier les joies de la vie terrestre, à force de vouloir me perdre dans l'Infini et l'immatériel

Je voullais fuir mon destin. Je le connais, mais il me semble si lourd à porter, et il est si difficile à porter pour une fille d'air que parfois j'en ai marre de me battre contre moi-même. Parfois, pour ne pas dire souvent, j'en ai plus qu'assez de ne pas avoir quelque chose de plus intéressant à faire, et de plus facile aussi...

Je dois réussir à combiner matériel et spirituel, et ca me semble irréalisable.

Quand cesserai-je d'étouffer dans le monde matériel?

Rien que d'y penser, j'entends pleurer à l'intérieur de mon âme. Je suis longtemps restée persuadée que je ne pouvais réussir à faire cela qu'en quittant le monde et en intégrant une communauté spirituelle, mais cela est faux, ne serait-ce que pour une raison. Il me faudrait pour cela renoncer à mon cher et tendre compagnon, et cela m'est impossible.  De plus, ce serait une autr fuite en avant, et j'en ai marre de fuir, je veux me battre à présent!

J'ai beaucoup de respect pour ce guide astral, mais je reconnais que parfois j'aimerais pouvoir échanger avec une personne physique, peut-être demande-je trop..

Je me sens un peu perdue, un peu à la dérive

Oscillant doucement comme un bateau ivre

Mais pourtant, je sais que la clef est à l'intérieur; je sais qu'il n'appartient qu'à moi d'avancer.

Je parle souvent avec mon Dieu et ma Déesse, surtout ces temps-ci. Mais j'ai besoin d'autre chose. Le pire, c'est que jene sais meme pas de quoi: de temps, d'isolement, de rencontrer d'autres personnes partageant ma foi; de m'impliquer d'avantage avec celles que je connais déjà...

J'en ai marre du brouillard!!!

Par Adragail
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