Ardwian, sile...

 

Pour tous ceux dont les pas s'aventureraient ici
J'ai il est vrai bien du mal à abjurer les vers
Car en mon sein ont maintes fois péri
La logique et la raison de mes Pères

Fille du Temps
Fille du vent
Ma trame chemine hasardeusement
Tissant cà et là, quelques motifs issus de mon Chant

Ne me tenez point rigueur
Pour mon inconstance
Pensez ô combien de la folie vos peurs
Mènent la Danse...

 

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quand les autres tissent

Vendredi 24 juin 2005
Il n'est pas de moi, mais je l'aime beaucoup:

"Tu m'as parlé de vice dans ta lettre d'hier,
Le vice n'entre pas dans les amours sublimes,
Il n'est pas plus qu'un grain de sable dans la mer,
Un seul grain descendnt dans les glauques abîmes.

Nous pouvons faire agir l'imagination,
Faire danser nos sens sur les débris du monde,
Nous énerver jusqu'à l'exaspération,
Ou vautrer nos deux corps dans une fange immonde.

Et liés l'un à l'autre en une étreinte unique,
Nous pouvons défier la mort et son destin,
Quand nos dents claqueront en claquement panique,
Nous pourrons appeler soir ce que l'on dit matin.

Tu peux déifier ma volonté sauvage,
Je peux me prosterner comme vers un autel,
Devant ta croupe qu'ensanglantera ma rage,
Nos amours resteront pures comme un beau ciel.

Qu'importe qu'essoufflés, muets, bouches ouvertes,
Ainsi que deux canons tombés de leur affût,
Brisés de trop s'aimer nos corps restent inertes,
Notre amour restera bien toujours ce qu'il fût.

Ennoblissons mon coeur l'imagination,
La pauvre humanité bien souvent n'en a guère,
Le vice en tout celà n'est qu'une illusion,
Qui ne trompe jamais que les âmes vulgaires. "


Guillaume APPOLINAIRE
(poèmes à Lou,3 février 1915)
Par Adragail
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Vendredi 1 juillet 2005


I wandered lonely as a cloud,

That floats o'er vales and hills,

When all at once I saw a crowd,

A host of golden Daffodils

Beside the lake, beneath the trees,

Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine

And twinkle on the Milky way,

They stretched in never-ending line

Along the margin of a bay:

Then thousand saw I at a glance,

Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced; but they

Outdid the sparkling waves in glee;

A poet could not but be gay

In such a jocund company.

I gazed-and gazed- but little thought

What wealth on me the show had brought:

For oft, when on my couch I lie

In vacant, or in pensive mood,

They flash upon that inward eye

Which is the bliss of solitude;

And then my heart with pleasure fills,

And dances with the daffodils.

Par Adragail
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