Ardwian, sile...

 

Pour tous ceux dont les pas s'aventureraient ici
J'ai il est vrai bien du mal à abjurer les vers
Car en mon sein ont maintes fois péri
La logique et la raison de mes Pères

Fille du Temps
Fille du vent
Ma trame chemine hasardeusement
Tissant cà et là, quelques motifs issus de mon Chant

Ne me tenez point rigueur
Pour mon inconstance
Pensez ô combien de la folie vos peurs
Mènent la Danse...

 

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Jeudi 2 mars 2006 4 02 /03 /Mars /2006 22:40

 

Eloge à la féminité, à celle que je suis devenue aujourd'hui.

Eloge à celle qui a réussi à surmonter ses angoisses d'adolescente pour apprendre être une femme.

Ca a l'air simple, comme dit comme ca, mais ca ne l'est pas du tout. Je suis passée par des épreuves, longues et douloureuses sur lesquelles je ne m'étendrai pas. Chacune en a son lot, et rentrer dans un débat stérile de celle qui a connu les plus éprouvantes ne me tente guère. Les expériences de vies, joies et peines, même les plus extrêmes ne sont pas comparables parceque l'on ne peut pas se mettre à la place de celle qui les vit. On peut essayer d'imaginer, s'efforcer de comprendre son point de vue, mais comme l'on réagit différemment en fonction de son vécu, de sa sensibilité et de ses valeurs propres, toute comparaison est en fait impossible.

Tout ca pour retranscrire l'unicité du vécu, et du parcours réalisé.

Pour ma part, j'ai longtemps cru que ce sentiment d'inachèvement propre à l'adolescence, à la construction du Moi, me poursuivrait inlassablement. Cette sensation que je ne serai jamais prise au sérieux, qu'il y aura toujours des "grandes personnes" pour me trouvér ridicule et puérile, pour désapprouver mes choix professionnels et relationnele ou encore mes réactions quant aux divers chocs émotionnels que la vie nous envoie. Le sentiment aussi qu'il y avait toujours un adulte planqué dans un coin pour venir me dire que je ne faisait pas les choses comme il fallait, que j'aurai "pu mieux faire", que lorsque je m'écoutais, je me fourvoyais du droit chemin.

Je n'ai saisi l'absurde de tout ceci qu'il y a peu, lorsque j'ai écrit cette lettre à ma mère.

J'ai 24 ans.

J'ai un emploi rémunéré stable.

J'ai un logement indépendant

En somme, je suis libre de toute tutelle parentale.

Et pourtant, mon départ de chez mes parents ne s'est pas suivi de cette prise de conscience immédiatement. Je crois aujourd'hui que c'est parceque je n'étais pas prête à grandir, pas prête à faire face aux fantômes de mon passé dont j'avais nourri l'égrégore si longtemps pour leur dire merde en les regardant dans les yeux. J'ai projeté l'image de ma mère dans toutes les femmes à fort caractères qui ont croisé mon chemin; ou plutot l'image d'un conflit nécéssaire que je devais traverser pour pouvoir avancer . Je l'ai fui pendant des années (le conflit et ma mère).

Puis j'ai écouté une amie, et j'ai envoyé cette lettre, par test, par défi à la vie, à ma mère, et à moi-même. Puis j'ai revu ma mère, et j'ai réussi à me sentir en même temps femme, et en sécurité face à elle. pour la première fois, je m'autorisais à avoir des repports d'égale à égale  vis à vis d'elle. Si j'avais su le bien que cela me ferait...

Je me suis sentie libérée d'un poids qui me suivait depuis des années. Je suis libre dans ma différence, je suis unique et j'en suis fière. j'ai cessé d'êtr malheureuse parceque ma vie n'était pas conforme à ce que ma mère aurait voulu qu'elle soit . j'ai appris à arrêter de vouloir "faire plaisir à maman" de peur de perdre son amour

J'ai appris à m'apprivoiser, à m'accepter, à faire face à chaque jour avec mes forces et mes faiblesses, à ne plus avoir honte d'avoir des faiblesses, à ne plus vouloir écraser les autres avec mes forces

J'ai appris, et j'apprends encore, ce qui m'apporte une joie dont je n'aurais jamais soupçonné l'existence. Je me rends compte, au fur et à mesure que la quête de la connaissance de soi est la voie la plus difficile mais aussi l'aventure la plus intéressante qui soit. on naît dans un paquet cadeau, et tout est à découvrir...

Aujourd'hui je célèbre ma féminité retrouvée.

 Je suis en harmonie avec moi même, physiquement et mentalement. Je suis fière de ce corps que je me suis battue pour avoir. Le plus drôle à ce sujet, c'est que c'est quand j'ai cessé de me battre contre lui que j'ai remporté ma victoire. Ce n'est que quand j'ai décidé de l'écouter qu'il a truvé la paix, que nous avons trouvé la paix.

Je suis heureuse, de porter des jupes et des soutien-gorges, de me sentir vibrer d'émotion quand je fais l'amour avec mon homme.

Je suis heureuse d'avoir mes règles aussi. Je suis heureuse, de pouvoir un jour donner la vie et élever mes enfants, Je suis heureuse d'avoir des rides et es cheveux blancs un jour, et toute la sagesse qui va avec.

Je suis heureuse des leçons que la vie m'a apportée et de celles qu'elle me réserve pour l'avenir!

Le voilà, mon chant pour la lune noire qui vient de s'éclipser! m renaissance s'opère, jour après jour, au plus intime de mon être...

Artràm jaschet, ardànnan!

Mastràd, Malwèn Endiom alwrad!!!

 

Par Adragail - Publié dans : Ars Magia
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Jeudi 23 février 2006 4 23 /02 /Fév /2006 10:25

Il parait que toute phase de doute est normale, et compréhensible. Ca ne la rend pas plus facile à vivre...

Une longue absence, sur ce blog parceque les mots m'ont manqué pour parler de mon intérieur...

Et aussi parceque beaucoup de choses ont changé depuis ces quelques mois

Cette nuit, ou plutôt au petit matin, je Lui ai parlé.

Pas au grand abruti, mais à mon guide. Ca faisait longtemps que ce n'était pas arrivé. Il a eu beau me confirmer que je n'avais qu'à lui parler pour qu'il me réponde, qu'il était toujours là, je me suis sentie sceptique.

Et comme je ne remettrai pas en cause sa parole, je le sens sincère et bienveillant à mon égard, je me suis dit que je n'étais sûrement pas suffisamment confiante en moi pour penser qu'on puisse me répondre ou tout simplement m'entendre quand j'en ai besoin. Je me suis dit aussi que je n'étais sûrement pas toujours dans les meilleures conditions de récéptivité pour comprendre ses réponses.

Je cherchais avant tout à le voir ces temps-ci, et non à entendre sa voix réconfortante. Pourtant, ca fait aussi du bien... Grâce à lui, je me sens moins seule dans ma quête des mystères de la Déesse et du Dieu, et dans la quête de moi-même...

Il me trouve trop dure avec moi -même, pas assez indulgente et trop exigente. Il me dit que je dois apprendre à être une mère pour moi-même.

Il a raison, mais c'est si difficile de déloger des habitudes profondément enracinées...

Pourtant, cette exigence, personne ne me l'a imposée (contrairement aux autres), elle est venue de mon propre chef. J'ai voulu, à mesure que ma foi grandissait devenir exclusive. Sûrement un vieux relent de mon caractère obsessionnel. Surement aussi encore un désir semi-inconscient de vouloir que ma vie ressemble à celle d'autres, plus impliqués, plus en harmonie avec le sacré.

Surement, une légère pulsion masochiste visant à me fixer des objectifs impossibles à atteindre et n'engendrant que la frustration, la déception, et un profond sentiment de vide et d'incompétence. J'ai souvent cherché ailleurs, dans d'autres prés ou l'herbe me paraissait plus verte à apprendre à marcher. J'ai souvent voulu me désidentifier de cette vie qui ne me plaisait pas pour me réimplanter ailleurs, dans d'autres lieux, avec d'autres moeurs, plutot que d'apprendre à utiliser ce que j'avais sous la main.

Plutôt que d'arriver à m'harmoniser avec un quotidien parfois étouffant. j'en étais arrivée à oublier les joies de la vie terrestre, à force de vouloir me perdre dans l'Infini et l'immatériel

Je voullais fuir mon destin. Je le connais, mais il me semble si lourd à porter, et il est si difficile à porter pour une fille d'air que parfois j'en ai marre de me battre contre moi-même. Parfois, pour ne pas dire souvent, j'en ai plus qu'assez de ne pas avoir quelque chose de plus intéressant à faire, et de plus facile aussi...

Je dois réussir à combiner matériel et spirituel, et ca me semble irréalisable.

Quand cesserai-je d'étouffer dans le monde matériel?

Rien que d'y penser, j'entends pleurer à l'intérieur de mon âme. Je suis longtemps restée persuadée que je ne pouvais réussir à faire cela qu'en quittant le monde et en intégrant une communauté spirituelle, mais cela est faux, ne serait-ce que pour une raison. Il me faudrait pour cela renoncer à mon cher et tendre compagnon, et cela m'est impossible.  De plus, ce serait une autr fuite en avant, et j'en ai marre de fuir, je veux me battre à présent!

J'ai beaucoup de respect pour ce guide astral, mais je reconnais que parfois j'aimerais pouvoir échanger avec une personne physique, peut-être demande-je trop..

Je me sens un peu perdue, un peu à la dérive

Oscillant doucement comme un bateau ivre

Mais pourtant, je sais que la clef est à l'intérieur; je sais qu'il n'appartient qu'à moi d'avancer.

Je parle souvent avec mon Dieu et ma Déesse, surtout ces temps-ci. Mais j'ai besoin d'autre chose. Le pire, c'est que jene sais meme pas de quoi: de temps, d'isolement, de rencontrer d'autres personnes partageant ma foi; de m'impliquer d'avantage avec celles que je connais déjà...

J'en ai marre du brouillard!!!

Par Adragail - Publié dans : chants pour ma soeur-âme
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Jeudi 29 septembre 2005 4 29 /09 /Sep /2005 00:00

Mabon est passé,  et certaines choses ont changé. Pas de manière spectaculaire, plutôt comme des petits riens qui sensont renforcés et qui me donnent d'avantage confiance en moi. Je me retrouve enfin, pour ne plus me perdre, et je dois tout réinsérer dans un schéma déjà exxistant. C'est un travail de précision, qui donne lieu à des hauts et des bas, mais j'ai confiance, j'y arriverai.

Mabon est passé, et je sais que ma quête est la bonne. Et je sais que lorsque certaines portes se ferment, d'autres s'ouvrent. Car l'âme humaine est un kaléidoscope ou l'on ne cesse de virevolter, sans cesse attiré par un nouveau reflet de soleil coloré

Mabon est passé, et je n'ai pas flanché, malgré tout. Je continuerai  ma route ainsi, en toute connaissance, et avec la sagesse accordée par les anciens. Puissé-je arriver au bout de la route en ayant appris à me connaître un peu mieux...

 

Soyez bénis

Par Adragail - Publié dans : simples brèves
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Lundi 5 septembre 2005 1 05 /09 /Sep /2005 00:00

Mes rêves sont revenus, tous seuls, sans que je n'ai rien demandé...  Comme quoi, des fois, il faut savoir accepter que nous ne pouvons pas tout contrôler...

01-02/09/05

"Je suis dans la maison de mes parents avec mon homme et on s'apprête à aller se coucher. Pour une fois, et pour une raison que je ne connais pas , on doit dormir sur le palier du deuxième étage, et non dans une chambre. Il y a déjà quelqu'un d'autre qui dort sur le palier.

A un moment, ma vision se brouille et je me vois petite fille de cinq ans (la date 1986 résonne dans mes oreilles comme si je regardais l'arrière d'une photographie), c'est assez troublant car je n'ai aucun souvenir conscient de cette période. Elle semble ne pas me voir, mais moi je la vois très nettement: elle porte un espèce de jogging bleu ciel et a deux nattes, comme je l'ai déjà vu sur des photos. Elle parle, mais je ne me rapelle plus de ce qu'elle dit, en tout cas, elle semble très absorbée par quelque chose qui se passe dans mon dos.

Intriguée, je me retourne, pour découvrir toute une ville miniature en jouets genre playmobil, mais en moins légo, en plus joli, avec des personnages et des animaux en plastique, des maisons, des ruisseaux et des collines... Elle s'arrête de parler de temps en temps et je remarque qu'au moment ou elle parle, les personnages s'animent tout seuls, comme s'ils étaient vivants, et cela a l'air tout à fait naturel pour elle.

Elle finit par disparaître petit à petit, comme un fantôme de  fumée et je me retrouve seule avec l'homme. On s'endort sur le palier. Il fait froid."

Cette histoire m'a donné envie de retrouver mes souvenirs plus que jamais, parceque c'était bien la preuve que j'étais, comment dire... différente,avant.

 

 
Par Adragail - Publié dans : songes d'entre-deux mondes
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Mercredi 17 août 2005 3 17 /08 /Août /2005 00:00

En ce jour de sève, je m'apprête à partir sur la trace de mes pairs, là où tous mes frères et mes soeurs, tous ceux ayant pleuré sous le ciel bleu de nuit et aimé le battement du coeur de la terre sous leurs pas sont allés, ne serait-ce qu'en songe...

Ö Déesse des cieux étoilés, Beauté de la Verte Terre. Je sens ton chant m'appeler au loin, et ne peux résister à son lancinant murmure. Ton coeur a fait rebattre le mien, quand bien même je le croyais éteint. Dans tes bras, j'ai appris à naître et à mourir et me suis ainsi unie, à la Roue de la Vie. Accueille-moi dans ton sein, et aide-moi à être attentive à mes sens tout du long que durera ma quête!

"Ardwien dan, salmen. Jour et nuit, ma Déesse est mon abri!"

Ö Dieu cornu, roi des champs de batailles, Esprit de la Forêt, je cours  rejoindre tes bras aimants pour m'y fondre !  Toi qui m'a révélé ta présence  en ce jour de mai, toi qui m'a insufflé force et passion redonnant vie à un oiseau de chiffon, toi que je porte dans mon coeur, au delà de tout autre. Je réponds à ton chant en ce jourd'hui. Acceuille-moi en ton sein, et aide moi à être à l'écoute de mes sens; tout du long que durera ma quête!

"Vralwan Das, salmion. Jour et nuit, mon Dieu-cerf respire en moi!"

Je pars pour Brocéliande, aujourd'hui, pleine des promesses de l'Aube. Je serai de retour le 25 août

 

Par Adragail - Publié dans : simples brèves
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